C.H.A.P.T.E.R__O.N.E
[ Prologue
]Je hais tout. Tout ce qui peut se haïr. Même ce qui peut s'aimer, je le hais. C'est simple. Tout me répugne et me révulse. En l'occurrence mes parents, ces imbéciles qui croient dur comme fer que nous et la terre ne sommes pas un hasard mais une "création divine". Tandis que moi, je pense que nous ne sommes qu'une grosse erreur, un malentendu dans l'espace qui était immensément vide et calme, avant que nous arrivions, nous et nos grosses godasses, saboter le plan intersidérale qui était mis en place et qui se résumé en un mot : Néant.
Je pense que tout aurais dut se résumer là. Nous n'aurions pas du exister. Nous, les humains, les emmerdeurs de première, jamais d'accord, toujours révoltés, et déployant un effort considérable à avoir des émotions. Aimer. Pleurer. Être heureux, malheureux. Conneries.
Dès que je suis né, j'ai du me résigner : je suis humain et obliger de ressentir quelque chose, puisque le rien et le néant on été éradiqué de puis belle lurette.
J'ai donc fais mon choix : La haine.
C'est la seule chose que j'exprime, mon seul et unique visage.
Je hais le lycée, ces professeurs à la con, qui essayent dès notre plus jeune âge de nous implanter dans le crâne les "rudiments de la société" pour notre futur réussite, ces élèves stupides et grossiers qui réponde à M. L'enseignant avec la fierté et l'aplomb du petit populaire fouteux qu'ils sont, décochant au passage des clins d'½il aux poufs écervelées, dont la seule inquiétude est d'avoir l'apparence respectable d'une péripatéticienne sur talons.
Il y a les intellos lèche-bottes qui croient dur comme fer que
la solution est dans leurs exos de Maths et le savoir "exceptionnel" de leur mentor; il y a tous les anticonformistes rebelles fumant comme des pompiers en agitant comme ils le peuvent leurs pauvres neurones déboussolés pour la mise au point de leur prochaine escapade; il y a les amoureux aux yeux de poissons frits se tenant la main pendant 3 jours tandis que les connards se foutent de leur gueule sous leurs capuches, espérant vainement et secrètement que ça sera bientôt leur tour, a eux aussi; il y a les originaux qui se veulent comme tel en déployant une énergie folle a crée un nouveau "style" qui sera de toute façon tôt ou tard copié par les petits moutons de la société se fondant dans la masse inculte de leur collège crade; il y a les no-life pensant que la vraie vie est derrière leur écran, essayant en vain de rejoindre le monde irréel et fabuleux de leur voitures de courses jaunes fluo; il y a les drogués et les alcooliques qui essayent de fuir toute cette réalité; les dealers qui les aident a accomplir ce destin tout en cadenassant le leur dans la prison ou la coke.
Mais j'en passe.
Vous vous demandez qui je suis. Je ne suis rien ou presque. je suis invisible.
____________J'ai retrouvé ces vieux mots au sens perdu dans un tiroir poussiéreux de ma chambre.
Je suis Brendon Urie et j'ai 17 ans.Et ceci est l'histoire du jour où l'amour m'est tombé sur le coin de la gueule, sans prévenir personne.Louka.
En espérant que vous
aimerez mes états d'âmes
de collégienne écervelée.